Paris La Défense, le 25 avril 2007
Ce que révèle l’enquête Mazars, réalisée auprès de plus de 200 entreprises, établies en France et de plus de 100 millions de chiffre d’affaires, c’est que la grande majorité des entreprises interrogées identifient les mêmes risques et en ont parfaitement assimilé les enjeux. En effet, un des principaux enseignements de cette étude est que, 65% des entreprises interrogées affirment traiter les risques qu’elles ont identifiés, quand bien même leur incidence financière ne serait pas mesurable.
Cependant, les moyens mis en place pour réduire les risques apparaissent très différents.
Cette enquête fait suite aux deux précédentes enquêtes Mazars relatives au contrôle interne, d’abord en 2003 sur la sensibilisation et la préparation des entreprises aux dispositions de la loi de sécurité financière (LSF), puis en 2006 l’enquête internationale sur les conséquences du Sarbanes-Oxley Act (SOX).
La notion de risque
L’un des éléments clé de l’enquête était de voir si la notion de risque différait selon que l’on considérait sa situation personnelle ou celle de son entreprise.
Avec 51% des sondés répondant qu’ils ne se sentent pas menacés à titre personnel par ces risques, il apparaît clairement que cette notion est bien plus liée à l’entreprise qu’à la personne.
En ce qui concerne la nature des risques, les réponses se concentrent sur les sanctions du marché (40%), l’insatisfaction client (32%) et sur les risques techniques et opérationnels (30%).
La fraude : un risque singulier
La fraude ne semble pas être le risque le plus craint par les managers interviewés. En effet, en citation dirigée, la fraude n’arrive qu’en 8ème position des risques.
Pour les entreprises interrogées, la notion de fraude recouvre le détournement d’actifs et l’abus de bien social (54%), la fraude informatique (26%), l’espionnage industriel (19%), la fraude sur les états financiers (18%) et enfin la corruption (10%).
Pourtant, si les entreprises identifient les risques de fraude qui pèsent sur leurs activités, leur sensibilité à ce thème est moyenne ou faible dans la majorité des cas (59%).
Les moyens mis en place pour prévenir et traiter les risques :
Entre dispositif classique…
Les moyens mis en œuvre pour traiter les risques sont principalement d’ordre organisationnel (82%). Les entreprises font ensuite appel à des moyens spécifiques, plus techniques.
Les entreprises interviewées mettent donc en place des dispositifs classiques de gestion des risques.
Et affaire de spécialistes
Ainsi, seule 1 entreprise sur 5 a confié la responsabilité de la gestion des risques à un risk manager et les mesures spécifiquement dédiées à la prévention et à la gestion des risques telles que la mise en place d’un comité des risques ou l’élaboration d’une cartographie de risques sont peu citées. Pourtant, elles sont à 56% à considérer que le risk management est une affaire de spécialistes.
A la recherche de solutions adaptées aux spécificités de chaque entreprise
A ce stade de développement du sujet, trouver la juste mesure en la matière reste un véritable enjeu pour les Mid Caps, entre une concentration des responsabilités chez les dirigeants et la nécessité d’une démarche formalisée aux vertus préventives, qui positionnera la gestion des risques comme un outil de management.
A ce titre, la mise à disposition d’outils opérationnels, documentés, formalisés, fondés sur les pratiques et permettant surtout d’aborder tous les aspects du risque permettra de répondre aux attentes des entreprises qui recherchent des solutions alliant professionnalisation et pragmatisme.
Pour recevoir l’ensemble des résultats de cette étude, veuillez contacter :
Sandrine Verdelhan
Responsable des relations presse
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