Les premiers lauréats 2006 des bourses "Managers des sites du patrimoine mondial"
Samuel Janse, Pays-Bas
Né aux Pays Bas, le 9 novembre 1979, Samuel Janse travaillera avec le Brandenburg Technical University, à
Cottbus, en Allemagne. Il poursuivra ses recherches sur le terrain, au Parc national des Sundarbans (Inde). Il
évaluera la possibilité d’impliquer les populations locales dans la conservation du parc national des Sundarbans,
un site du patrimoine mondial situé dans la vallée du Gange en Inde. Le parc de palétuviers est le plus grand du
monde et abrite un certain nombre d’espèces rares et sauvages en voie d’extinction, dont le tigre. Le but des
recherches de S. Jansen est d'évaluer les possibilités de faire participer les résidants locaux de Sundarbans à la
conservation et de parvenir à les faire cohabiter avec la faune et la flore locales. Une approche holistique tiendra
compte des intérêts des différentes parties concernées. En effet, la forte pression humaine sur la zone tampon du
site, risque d’affecter ce dernier à plus ou moins long terme.
Site du Parc national des Sundarbans
Les Sundarbans couvrent 10 000 km2 de terre et d'eau (dont plus de la moitié en Inde,
le reste au Bangladesh) dans le delta du Gange. On y trouve la plus grande région de forêts de palétuviers du
monde. Plusieurs espèces rares ou menacées vivent dans le parc, dont des tigres, des mammifères aquatiques,
des oiseaux et des reptiles.
Parmi ces espèces et en plus des tigres, y vivent notamment des dauphins, des requins, des crocodiles, des
serpents, des tortues, des hérons, des singes, des sangliers et des cerfs. Ce parc dont le nom signifie en bengali
belles (sunder) forêts (bans) a une riche vie culturelle, domicile de Ma Bonobibi (déesse de la forêt), Shiber
Kumir (le crocodile du Seigneur Shiva) par Dakshinaroy (ogre, ancêtre de tous les tigres), Kapil Muni
(incarnation de Vishnu).
Objectifs du projet
La recherche est importante pour les perspectives de conservation à long terme du Parc national de Sundarbans
et de la réserve de biosphère environnante. La conservation ne pourra être atteinte qu’en prévenant la pression
actuelle de la population locale et en assurant la participation des riverains eux-mêmes. Voyant que les actions
nocives à l'écosystème sont principalement dues au fait que les gens n'ont aucun choix, il est important qu’un
choix puisse être proposé. La survie de l'écosystème de Sundarbans pourra être assurée en réduisant la
dépendance des résidants à la réserve et en créant une prise de conscience des valeurs du site. En outre,
l'écotourisme pourrait être une manière appropriée pour générer un revenu et des fonds additionnels pour la
conservation, mais ses limites doivent être étudiées au cas par cas. Il s’agira donc de :
- Déterminer quelles actions d’éco-développement ont été déjà prises et quels sont leurs succès respectifs, leurs
viabilités à long terme et les réactions des parties concernées ;
- Déterminer dans quelle mesure la théorie de gestion du site a été mise en pratique ;
- Déterminer la prise de conscience des valeurs du site de patrimoine mondial par les riverains ;
- Déterminer des possibilités pour la création de modes de vie alternatifs aussi bien que les avantages et les
limitations de l'éco-tourisme.
Projet soutenu par AXA