Vue d'ensemble
La Turquie est dans la moyenne européenne pour le
niveau de préparation aux nouvelles normes : 86% des
entreprises se sentent prêtes pour le passage, contre une
moyenne de 87% sur les 12 pays concernés par l'étude.
En outre, 69% des entreprises ont déjà préparé leur
bilan d'ouverture (pour une moyenne européenne de
74%) et 67% ont déjà réalisé la simulation de leurs
états financiers de 2004 (moyenne européenne : 66%).
Il semble donc, qu'à juste titre, les entreprises turques
ont le sentiment d'être très correctement préparées.
80% des entreprises interrogées considèrent que le
coût de conversion n'est pas élevé : ce chiffre est le deuxième
plus élevé d'Europe. Logiquement, le coût de la conversion paraît
justifié pour les entreprises, même pour celles qui trouvent que le
prix à payer pour les nouvelles normes est important.
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Les Turcs sont en effet convaincus que les nouvelles normes sont une source d’amélioration : 84% des
entreprises affirment qu'elles vont permettre une meilleure comparabilité entre les pays. Les Turcs sont
particulièrement enthousiastes, ce qui explique les efforts réalisés par les entreprises.
Information financière
Les entreprises turques ont déjà massivement
communiqué envers leurs actionnaires puisque 80%
d'entre elles l'ont déjà fait. Ce taux est à peine
inférieur à celui de l'Allemagne qui est le pays le
plus en avance dans ce domaine. La Turquie a
donc anticipé les effets que pourrait avoir la
publication de comptes en normes IFRS sur les
actionnaires. De plus, cette communication était
chiffrée dans 75% des cas, pourcentage une
nouvelle fois supérieur à la moyenne européenne.
Les entreprises n'ayant pas encore communiqué
à la date de l'étude semblent résolues à le faire le
plus rapidement possible : 63% d'entre elles voulaient
communiquer avant le mois de mars. On peut donc
estimer qu'à la date d'aujourd'hui, 87% des entreprises
cotées turques ont informé leurs actionnaires des
changements entraînés par les nouvelles normes.
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Logiquement, les entreprises ne prévoient pas de différer la parution de leur premier rapport annuel
en normes IFRS. Seules 20% des entreprises pensent le publier plus tard. Ces chiffres complètent l'image
d'une Turquie moderne ayant anticipé le virage des normes IFRS, d'où un résultat aujourd'hui encourageant.
Formation et compétences des collaborateurs impliqués
En relation avec l'avancement du projet de conversion, la connaissance des collaborateurs turcs est jugée
satisfaisante : leur maîtrise est bonne ou excellente dans 72% des cas. Ce chiffre (surtout si l'on rajoute
les 16% dont la connaissance est jugée suffisante), reste cependant légèrement inférieur à la moyenne des pays
européens. De plus, le pourcentage d'employés ayant reçu une formation est très inférieur à la moyenne (57%
contre 73%).
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La Turquie se distingue en revanche clairement
par le mode opératoire retenu pour la conversion
aux normes. 67% des entreprises ont en effet
décidé de ne pas faire appel à des conseils
extérieurs. C'est le pays ayant fait le moins
appel à la sous-traitance dans l'ensemble du
panel. Les entreprises turques ont donc
préféré capitaliser sur les compétences de
leurs équipes. En conséquence, le nombre
d'employés ayant travaillé sur le projet de
conversion est très supérieur à la moyenne
(légèrement plus de 7 contre plus de 5 pour
l'Europe).
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Impact financier
Seules 30% des entreprises ont connu
des effets différents de ce qu'elles avaient
prévu.
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Enfin, la modification des paramètres d'évaluation de
la performance montre que les entreprises ont choisi
de s'impliquer dans les nouvelles normes pour
pouvoir en tirer tous les bénéfices. Avec 67%
d'entreprises ayant modifié ces paramètres, la Turquie
est de loin le pays européen ayant le plus intégré les
nouvelles normes dans ses modes de gestion.
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Normes spécifiques
Ce sont les immobilisations qui ont causé le plus de problèmes aux entreprises turques (23% des premiers
choix). A noter la présence d'une forte inflation, qui est un problème propre à un pays non membre de l'Union
Européenne. Les retraites et les pensions sont les plus plébiscitées en deuxième choix. Enfin, les instruments
financiers sont tout de même cités en troisième choix.
Contrairement à l'évaluation de la performance, seules 28% des entreprises ont modifié la gestion de leurs
opérations financières. Ce chiffre est quasiment égal à la moyenne européenne.
La Turquie est l'un des pays les plus convaincus que la marge d'interprétation a augmenté avec les IFRS.
Cependant, seuls 58% des répondants souhaitent plus d'interprétations de la part de l'IFRIC, ce qui est juste
égal à la moyenne européenne.
Les entreprises turques ne sont que 43% à se déclarer
satisfaites de l'adéquation des normes à leur secteur
d'activité.
La moitié des répondants aurait souhaité des
normes européennes, l'un des taux les plus
importants parmi les pays interrogés. Par
contre, le rejet des US GAAP est massif :
avec 2% des entreprises les souhaitant, la
Turquie se distingue par une forte volonté
d'Europe.
Enfin, les entreprises turques sont
très volontaires pour appliquer le
référentiel IFRS pour leurs comptes
nationaux : 56% les utilisent déjà et
20% veulent basculer le plus vite
possible. Ces pourcentages sont les
plus importants d'Europe.
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