Vue d'ensemble
Avec 82% des entreprises qui se considèrent prêtes pour le
passage aux normes IFRS, l'Italie est plutôt à la traîne dans le
processus de conversion. Cette impression est d'ailleurs
confirmée par l'avancement de la production des
différents documents comptables : seules 54% des
entreprises ont préparé leur bilan d'ouverture et
seules 48% ont achevé la simulation de leurs états
financiers.
On peut même être étonné que tant d'entreprises
se considèrent prêtes alors que les états financiers
conformes aux normes IFRS ne sont pas établis. Il est
probable que les entreprises italiennes réagissent dans
l'urgence et n'ont pas perçu complètement l'impact du
changement.
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Les entreprises notent le prix élevé de la conversion puisque 68%
d'entre elles considèrent qu'il a été important pour leur entreprise. Cependant, il est intéressant de constater
que les Italiens considèrent que ce coût est justifié par les apports positifs de ce nouveau référentiel.
Information financière

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Les entreprises italiennes n'ont pas encore beaucoup
communiqué sur le thème des nouvelles normes avec leurs
investisseurs. Elles ne sont que 43% à l'avoir déjà fait.
De plus, les communications qui ont eu lieu étaient
généralement non chiffrées, ce qui confirme le fait que
la communication n'était pas nécessairement la
conséquence d'un processus de conversion déjà
bien engagé.
Les entreprises italiennes prévoient toutes de
communiquer avec leurs actionnaires.
Cependant, le délai reste assez variable :
presque 70% d'entre elles auront informé leurs
actionnaires des impacts induits par le
changement de normes d'ici juin 2005.
Toutefois, les entreprises italiennes estiment
qu'elles n'auront pas de retard dans la
publication de leurs états financiers.
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Formation et compétences des collaborateurs impliqués dans le projet de transition IFRS
Les équipes italiennes sont plutôt bien formées : 92%
des répondants jugent leur maîtrise excellente ou
satisfaisante. Ce chiffre est dans la moyenne haute
des statistiques européennes. L'explication majeure
provient d'un taux de formation élevé (95 %). Les
Italiens ont donc prévu le changement mais ne
l'ont pas encore matérialisé. On peut donc
s'attendre à un rattrapage de l'Italie en terme de
passage aux normes IFRS.
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Les entreprises ont dans leur grande
majorité (76%) fait appel à des conseils
extérieurs pour le passage aux nouvelles
normes. Ce taux est le deuxième plus
important d'Europe. En moyenne,
6 personnes ont travaillé sur le projet de
passage aux nouvelles normes. Ce chiffre
est dans la moyenne européenne : les
entreprises italiennes ont donc mis les
moyens pour rattraper leur retard.
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Impact financier
Un quart des entreprises avoue ne pas encore savoir quel sera l'impact des nouvelles normes sur leurs
états financiers. Ce taux est l'un des plus forts d'Europe. En conséquence, elles sont également très
préoccupées par la volatilité qui sera induite (pour 77 % des répondants).
Les Italiens donnent l'impression de se lancer de manière résolue dans les nouvelles normes puisque 46 %
des entreprises ont modifié leurs paramètres d'évaluation de la performance en relation avec les normes IFRS.
Ce taux est l'un des plus élevés d'Europe.
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Les Italiens sont relativement convaincus des
avantages des normes : 68 % pensent qu'elles vont
améliorer la transparence financière et 77 % pensent
qu'elles vont permettre de faciliter les comparaisons
internationales. Les Italiens valident donc globalement
les objectifs avoués des nouvelles normes : ils sont
d'ailleurs les Européens les plus convaincus de l'utilité
des nouvelles normes.
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Normes spécifiques
Comme dans la plupart des pays européens, ce sont les instruments financiers qui représentent le plus
grand défi pour les entreprises italiennes. Pour 75 % des entreprises, ils représentent le principal point
de difficulté. Les immobilisations représentent un deuxième point de difficulté. Enfin, les retraites et les
pensions semblent être aussi un sujet de préoccupation.
Pour 54 % des entreprises, la marge laissée à l'interprétation a augmenté du fait de l'adoption des
nouvelles normes. En conséquence, 82 % des répondants souhaitent plus d'interprétations de la part
de l'IFRIC. Ces deux taux sont les plus élevés d'Europe.
En ce qui concerne l'adaptation du référentiel aux secteurs d'activité, les entreprises italiennes sont les plus
satisfaites : 61 % des entreprises trouvent que les normes sont adaptées à leur secteur. 80 % des entreprises
non satisfaites souhaitent plus d'interprétations de la part de l'IFRIC, donnant un rôle important à cet
organisme pour faciliter la mise en oeuvre pratique des normes.

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L'Italie a semble-t-il bien accepté les normes IFRS.
Cependant, les entreprises n'auraient pas été opposées
à l'adoption de normes purement européennes (52%
l’auraient souhaité, ce qui place l'Italie sur la seconde
marche du podium). En revanche, le rejet des US
GAAP est manifeste : seules 11% des entreprises
souhaitent leur instauration, un taux inférieur à la
moyenne.
A terme, les entreprises italiennes veulent
également utiliser les normes IFRS pour leurs comptes
nationaux : 40% d'entre elles comptent se convertir le
plus vite possible. Ce chiffre correspond à la moyenne
européenne.
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