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Normes IFRS
Royaume-Uni et Irlande : le changement dans la continuité



NB : Pour des raisons de représentativité, les réponses des entreprises irlandaises ont été agrégées à celles des entreprises britanniques.

Vue d'ensemble

Ces deux pays se distinguent tout d'abord de leurs homologues européens par la date de clôture de leurs comptes puisque seules 50% des entreprises les clôturent le 31 décembre contre 87% en Europe. Ceci explique sans doute que ces entreprises soient légèrement en dessous de la moyenne européenne aussi bien au niveau de la préparation 84% contre 88%, qu'au niveau de la simulation des états financiers de 2004 (54%) et dans la moyenne pour la préparation du bilan d'ouverture en normes IFRS (75%).

Est-ce que le passage aux normes IFRS a constitué un coût important pour votre entreprise ?


En revanche les entreprises anglo-saxonnes sont les seules à juger à une écrasante majorité (83% contre 66%) que la mise en place de ces normes n'a pas constitué un coût important.


Information financière

Alors que les entreprises de ces pays sont les championnes de la communication aux actionnaires, elles font partie des mauvais élèves européens quant à la communication sur les IFRS, puisque seules 47% des entreprises interrogées ont communiqué l'impact chiffré de l'application des IFRS.
Les entreprises anglo-saxonnes disposaient déjà de normes comptables orientées vers les marchés financiers. L'adoption des nouvelles normes est donc rarement perçue (27% contre près de 50% en Europe) comme source d'amélioration de la transparence et seule la moitié des entreprises du panel pense que les IFRS faciliteront les comparaisons entre pays. Est-ce que vous pensez qu'en appliquant les normes IFRS, vous améliorerez la compréhension et la transparence de vos comptes pour ceux qui les utilisent ?




Formation et compétences des collaborateurs impliqués dans le projet de transition IFRS

100% des entreprises anglo-saxonnes (les incontestables leaders en Europe) déclarent avoir des équipes suffisamment formées dont 88%, ont une compétence véritablement opérationnelle. Cette excellente connaissance est dûe notamment aux programmes de formation pratiqués par plus de 88% des entreprises contre 73% en Europe.

Comment noteriez-vous la connaissance de votre équipe financière en matière d'IFRS ?


Les entreprises ont par ailleurs préféré à plus de 50% gérer le passage en interne ce qui explique la systématisation des programmes de formation : 90% des groupes n'ayant pas eu recours à des compétences externes ont fourni à leurs équipes une formation.

Impact financier

Les entreprises anglo-saxonnes ont bien anticipé les conséquences de la transition (à plus de 61%) et sont assez peu inquiètes de la volatilité accrue que les normes IFRS pourraient créer.

Bien que la plupart des entreprises britanniques jugent faible le coût du passage aux IFRS, seulement 44% d'entre elles estiment ce coût justifié, ce qui reste néanmoins dans la fourchette haute des pays européens.

Normes spécifiques

Plus de 45% des entreprises anglo-saxonnes considèrent les instruments financiers (IAS 32 et 39) comme leur principale source de difficulté, la seconde difficulté majeure étant les rémunérations sous forme d'actions (IFRS 2).

Les entreprises anglo-saxonnes n'envisagent absolument pas (91%) de changer la manière dont elles gèrent leurs opérations financières et les rares qui envisagent de le faire les changeront dans le domaine des instruments financiers. Les normes IFRS ont-elles changé la manière dont vous gérez vos opérations financières ?




A l'image des entreprises allemandes, les entreprises anglo-saxonnes sont peu nombreuses (32% contre 43% en Europe) à considérer que la marge d'interprétation a augmenté avec la mise en place des nouvelles normes. Il est donc logique qu'elles ne soient que 46% contre 59% à souhaiter plus d'interprétations de la part de l'IFRIC.

Les entreprises anglo-saxonnes sont, avec l'Italie et l'Espagne les seules à penser, à plus de 50% (55%), que les normes IFRS correspondent aux besoins de leur secteur d’activité et les 45% restantes sont parmi les plus nombreuses d'Europe (70%) à souhaiter des interprétations sectorielles.

Auriez-vous préféré que l'Union Européenne développe ses propres normes ?

Elles sont également les plus nombreuses à rejeter catégoriquement toute idée de normes propres à l'Union Européenne alors qu'elles auraient été près de 16% à soutenir la mise en place des normes américaines. Elles n'en sont pas les principales partisanes comme on aurait, a priori, pu le penser.
Enfin, les entreprises britanniques et irlandaises sont proches de la moyenne européenne en ce qui concerne l'utilisation des normes IFRS pour les comptes locaux. 32% l'ont déjà fait, 42% le feront à court ou moyen terme et 26% ne prévoient pas de le faire.

   






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