IAS IFRS
France : un enthousiasme mitigé
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Vue d'ensemble
Avec 80% de ses entreprises qui se déclarent parfaitement
préparées au passage aux normes IFRS contre une
moyenne de 87% en Europe, la France est la lanterne
rouge. Ce chiffre s'illustre par le fait qu’au 15 avril
2005, seules 51% des entreprises françaises
avaient terminé la simulation de leurs états
financiers de 2004 soit 15% de moins que la
moyenne européenne.
Il faut noter cependant que, pour 15% des
entreprises interrogées, l'exercice comptable se
termine après le 31 décembre 2004, et que, pour
3% d'entre elles, la clôture des comptes
s'effectuera au 30 juin 2005. Si l'on ne considère
que les entreprises dont l'exercice comptable s'est
achevé au 31 décembre dernier, le pourcentage de celles
qui se déclarent parfaitement préparées s'établit à 93%,
soit 6 points au-delà de la moyenne européenne.
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Information financière
Les entreprises françaises qui se jugent bien préparées ont toutes communiqué à leurs actionnaires
l'impact de l'adoption des nouvelles normes. Plus globalement, avec un pourcentage national de 57%,
la France se situe dans les bons élèves de l'Union Européenne au niveau de la communication. 2/3 de ses
entreprises ont déjà chiffré cet impact et celles qui ne l'ont pas encore fait prévoient à plus de 90% de le faire
d'ici septembre 2005, dont plus de la moitié d'ici juin.

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Avec seulement 1/4 des entreprises françaises contre
près de la moitié des européennes qui pensent que
les normes IFRS vont améliorer la compréhension
et la transparence des comptes et 37% contre
63% qui pensent qu'elles faciliteront les
comparaisons des états financiers entre pays, la
France est sans conteste le pays le plus sceptique
à l'égard des nouvelles normes. Ceci explique, en
partie, le faible engouement des entreprises
françaises pour la mise en place de ces normes.
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Formation et compétence des collaborateurs impliqués
dans le projet de transition aux IFRS
Seules 54% des entreprises interrogées
indiquent, à ce jour, avoir offert à leurs équipes
financières une formation spécifique aux
nouvelles normes. Là encore, cependant, la
date tardive de clôture des comptes peut
dans certains cas amener à pondérer ce
résultat.
Près de 57% des entreprises ont eu
partiellement ou totalement recours à
une sous-traitance, seules 43% ont géré
le projet en interne. L'investissement
français n'est pas inférieur à celui de ses
voisins, puisque la taille des équipes
françaises est légèrement au-dessus de
la moyenne européenne avec 6 employés.
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Impact financier
La France fait partie des pays qui se déclarent les plus surpris par l'impact financier des normes IFRS (21%
le jugent plus important que prévu contre 14% au niveau européen).
Les entreprises françaises sont par ailleurs parmi les plus préoccupées d'Europe quant à l'accroissement
de la volatilité qu'entraîne la mise en oeuvre du concept de juste valeur (60% contre 45% en Europe).
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Avec 50% de ses entreprises qui pensent que les
bénéfices du passage aux normes IFRS ne justifient pas
les coûts de la transition, la France apparaît également
comme le pays le moins favorable aux nouvelles normes.
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Normes spécifiques
Comme dans le reste de l'Europe, ce sont les instruments financiers à plus de 40% puis les
immobilisations à 20% qui posent le plus de problèmes aux entreprises françaises. En revanche, les retraites
et pensions ne sont pas perçues comme problématiques, au contraire des rémunérations sous forme
d'actions. La France est par ailleurs l'un des pays qui a le moins changé sa manière de gérer les opérations
financières.
Les Français sont les premiers en Europe à penser
(à plus de 60% contre 40% sur l'Europe) que la
mise en oeuvre des normes IFRS a accru la marge
laissée à l'interprétation.
Ils démontrent une nouvelle fois leur
scepticisme vis-à-vis des normes IFRS en
estimant, à plus de 60% contre 50% en
moyenne européenne, qu'elles sont inadaptées
à leur secteur d'activité.
Comme dans les autres pays européens, les
entreprises françaises ne souhaitaient pas
particulièrement l'adoption de normes propres à
l'Union Européenne et sont paradoxalement les
premières d'Europe à soutenir l'adoption des normes
américaines (28% soit deux fois plus que la moyenne),
probablement parce qu'une trentaine de grands groupes
français sont cotés aux Etats-Unis.
Près de 57% des entreprises
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Sans surprise, après avoir critiqué plus durement que tous les autres pays européens la mise en place de
ces normes, les entreprises françaises sont les plus nombreuses (34% contre 27%) à annoncer qu'elles
conserveront leurs normes nationales.
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