Vue d'ensemble
Il est remarquable de noter qu'avec un pourcentage
de 91%, l'Espagne apparaît à la troisième place du
classement des pays européens dans lesquels les
entreprises se sentent le mieux préparées à l'adoption
des normes. En ce qui concerne la préparation du
bilan d'ouverture et la simulation des états financiers
de 2004, l'Espagne fait aussi figure de bon élève avec
85% et 90% d'entreprises concernées.
Pour autant, les entreprises soulignent le prix de cette
conversion (54% d'entre elles la jugent coûteuse) alors que le pays se
situe dans la moyenne haute européenne (60% pour 59%) pour le recours à la sous-traitance et n'estime qu'à
38% (contre 40% en moyenne européenne) que le changement justifiait le coût de la transition. De plus, seules
88% des entreprises interrogées considèrent que les normes IFRS sont une source de meilleure transparence
des comptes.
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Information financière
Les entreprises espagnoles sont en revanche les moins
bons élèves d'Europe (34%) pour la communication aux
actionnaires et dans cette petite population, seules 43%
d’entre elles ont communiqué l'impact chiffré de
l'adoption des normes.
On note toutefois que 94% des entreprises publieront
en 2005 leur premier rapport annuel en IFRS au même
moment que l'année dernière. Les entreprises espagnoles
semblent vouloir faire des IFRS un moindre mal.
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Formation et compétences des collaborateurs impliqués
dans le projet de transition aux IFRS
L'Espagne se situe, dans ce domaine, dans la moyenne européenne. Les entreprises espagnoles ont fait,
à 60%, appel à des prestataires extérieurs. De plus, les équipes sont correctement préparées et formées (pour
86% d'entre elles) et plus de la moitié des entreprises a préféré travailler avec des équipes relativement
importantes (6 personnes et plus).
Impact financier
70% des entreprises estiment qu'elles avaient
correctement anticipé les conséquences de ce
changement.
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Les deux éléments véritablement
induits par les normes aux yeux des
entreprises cotées espagnoles sont
les possibilités de comparer les
états financiers (pour 87% des
entreprises) et la tendance de ces
normes à engendrer un excès
de volatilité (pour 63% des
entreprises).
L'Espagne semble être toutefois le pays pour
lequel les normes IFRS ont le moins d'impact.
En effet, les entreprises espagnoles déclarent
n'avoir aucun impact sur les fonds propres
(69% pour une moyenne européenne de
25%), aucun impact sur le résultat net
(48% pour une moyenne européenne de
25%), et aucun impact sur les paramètres
qui mesurent la performance (21% pour
une moyenne européenne de 35%).
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Normes spécifiques
C'est clairement dans le domaine des immobilisations et de la comptabilisation du chiffre d'affaires, que
les nouvelles normes ont provoqué le plus de difficultés en Espagne. Cela est à considérer en regard du fait
que, de manière générale, l'Espagne est, avec le Royaume-Uni et l'Irlande, le pays d'Europe où les normes ont
eu la plus faible incidence sur la gestion des opérations financières (changement pour 11% des entreprises).
80% des entreprises espagnoles cotées
souhaiteraient plus d'interprétations émises
par l'IFRIC, contre une moyenne européenne
de 58%.
De même, si l'on considère les besoins
spécifiques de chaque secteur d'activité, 80%
des entreprises souhaitent plus d'interprétations
sectorielles contre une moyenne européenne de 59%.
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Par rapport à la moyenne européenne, les Espagnols semblent les plus ouverts aux solutions alternatives
(52% en faveur de normes européennes contre une moyenne de 27%, et 22% contre 14% en ce qui concerne les
normes américaines).