NB : Pour des raisons de représentativité, les réponses des entreprises
luxembourgeoises ont été agrégées à celles des entreprises belges.
Vue d'ensemble
|
Quatre entreprises belges et luxembourgeoises sur cinq se
sentent prêtes pour le passage aux nouvelles normes
comptables. Ce taux reste cependant légèrement inférieur
à la moyenne européenne (86%). Le bilan d'ouverture
est généralement préparé (79% des entreprises) au
contraire de la simulation de l'impact sur les états
financiers 2004, réalisée par seulement 51% des
entreprises.
|

|

|
Pour 60% des entreprises de ces deux pays, le
coût supporté par l'entreprise est considéré
comme élevé et 55% d'entre elles ne le jugent
pas justifié.
|
Information financière
64% des entreprises ont déjà engagé des actions de
communication à l'intention de leurs actionnaires.
Rapporté au nombre d'entreprises se considérant
prêtes, la Belgique et le Luxembourg sont donc,
dans ce domaine, largement au-dessus de la
moyenne européenne. Ce sont d'ailleurs quasiexclusivement
les entreprises se considérant
prêtes pour le passage qui ont communiqué, ce
qui a permis un fort taux de communication
chiffrée (81%).
|

|
Les entreprises n'ayant pas encore communiqué sur l'impact de la première application semblent motivées
pour le faire rapidement, 68% d'entre elles ont, en effet, prévu de présenter les incidences des IFRS d’ici
le mois de juin.
Formation et compétences des collaborateurs impliqués
dans le projet de transition aux IFRS
Le recours à des conseils extérieurs est resté limité
puisque 52% des entreprises ont fait partiellement
appel à une aide extérieure tandis que 3%
seulement ont intégralement sous-traité la
préparation de la transition. Le nombre de
personnes ayant travaillé sur la conversion aux
nouvelles normes en interne est par ailleurs
faible : 52% des entreprises n'ont impliqué
que 1 à 2 personnes. Les entreprises de ces
deux pays ont donc, semble-t-il, choisi de
travailler dans la durée en mettant en place
des équipes plus restreintes.
|

|
Impact Financier

|
60% des entreprises considèrent que
l'impact de l'application des normes est
conforme à leurs prévisions. Ce pourcentage
est l'un des plus forts du panel de pays
étudié.
|
La volatilité induite par les nouvelles
normes préoccupe 55% des entreprises.
Ces mêmes entreprises estiment que les
nouvelles normes auront principalement pour
conséquence une augmentation des fonds propres et
du résultat net.
En revanche, un tiers seulement des entreprises ont décidé d'adapter leurs critères de mesure de la
performance suite à l’application des nouvelles normes. Ce taux est légèrement inférieur à la moyenne
européenne.
Les Belges et les Luxembourgeois semblent assez peu convaincus des apports objectifs des nouvelles
normes : 39% pensent qu'elles vont améliorer la transparence contre 28% qui émettent une opinion contraire
et 45% pensent qu'elles vont faciliter les comparaisons contre 19% qui en doutent. L'enthousiasme des
entreprises de ces deux pays est donc contenu puisque la moyenne européenne est systématiquement
supérieure.
Normes spécifiques
La Belgique et le Luxembourg sont globalement en cohérence avec les tendances européennes puisque
les instruments financiers sont cités en premier choix par 44% des répondants. Les immobilisations ainsi que
les retraites et les pensions sont les deux autres points les plus souvent cités.
En cohérence avec l'acceptation mitigée des nouvelles normes par la communauté économique des deux
pays, seules 20% des entreprises ont changé la manière dont elles gèrent leurs opérations financières.
Ces entreprises se sont principalement concentrées sur les instruments financiers.
Les entreprises font preuve d'un relatif attentisme quant aux options offertes par l'IFRS 1 : 42% ne savent
pas encore lesquelles elles vont appliquer.

|
Seules 38% des entreprises sondées estiment que la
marge laissée à l'interprétation a augmenté du fait de la
mise en place des nouvelles normes : ce taux est
inférieur à la moyenne européenne, supérieure à
40%. Logiquement, les entreprises ne réclament
donc pas une trop grande intervention de l'IFRIC
puisque 35% seulement d’entre elles souhaitent
plus d'interprétations.
Les entreprises sont partagées en ce qui
concerne l'adéquation des normes aux différents
secteurs d’activité : 53% d’entre elles sont
satisfaites des normes pour leur secteur. Ce taux est
quasiment égal à la moyenne européenne. La demande
d'interprétations sectorielles est cependant importante
puisque 57% des personnes considèrent les normes
inadaptées à leur secteur d’activité et souhaitent plus
d’interprétations sectorielles.
étudié.
|
L'idée de normes purement européennes est
retenue par 30% des entreprises, ce qui représente
un taux important. En revanche, les US GAAP
n'auraient intéressé que 5% des répondants et ne
représentent donc pas une alternative souhaitée.