NB : Depuis plusieurs années, de nombreuses entreprises allemandes
cotées utilisent les normes IFRS, cette pratique étant rendue
obligatoire par la loi en Allemagne. Certaines des entreprises
interrogées lors de cette enquête entrent dans cette catégorie.
Vue d'ensemble
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L'Allemagne apparaît comme le pays le mieux préparé
à la transition aux nouvelles normes. 98% des entreprises
cotées déclarent avoir réussi leur mise en oeuvre des
normes. Le pays est dans le peloton de tête en Europe
pour la préparation du bilan d'ouverture et la simulation
des états financiers de 2004 (91%). Ces résultats sont
particulièrement impressionnants en valeur absolue
comme de manière relative par rapport aux autres pays.
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Ainsi, même si elles jugent les coûts de la transition plutôt élevés, les entreprises allemandes estiment
à près de 50% que le jeu en valait la chandelle et, sont prêtes, à 83%, à publier leur premier rapport en IFRS
dans les mêmes conditions que l'année dernière. Cela peut être interprété comme le fruit d'une préparation
anticipée et maîtrisée puisque 61% des entreprises estiment que l'impact du passage aux normes est
conforme à ce qu'elles avaient prévu.

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Information financière
Les entreprises allemandes se sont donné les moyens de
la réussite : 82% des entreprises ont déjà communiqué cet
impact à leurs actionnaires, impact chiffré dans 81%
des cas.
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Formation et compétence des collaborateurs impliqués
dans le projet de transition aux IFRS
L'avance allemande et le fait que 98% des entreprises se déclarent prêtes et sereines ne sont pas fortuits.
Les entreprises se sont donné les moyens d'une telle réussite, ce qui corrobore le fait que les entreprises
estiment plus qu'ailleurs que le passage aux normes IFRS a été un investissement lourd.
91% des entreprises estiment que leurs
équipes financières ont une bonne ou excellente
connaissance des normes, et si seules 38%
des entreprises ont sous-traité le projet, 50%
d'entre elles se sont dotées d'équipes de plus
de 6 personnes pour gérer la mise en oeuvre
des IFRS, ce qui peut être considéré comme
un gage de volonté de réussite et de maîtrise
de la transition.
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Impact financier
Les entreprises allemandes semblent convaincues
par les nouvelles normes et cela explique leur
volontarisme et leur engagement humain et financier.
55% d'entre elles jugent que les normes vont
contribuer à la transparence des comptes et 71%
estiment qu'elles faciliteront la comparaison des états
financiers.
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18% seulement des entreprises
allemandes s'estiment préoccupées
par la volatilité engendrée par
l'application des IFRS.
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Normes spécifiques
Si les instruments financiers sont le domaine où les
nouvelles normes ont créé le plus de difficultés, seules
25% des entreprises allemandes estiment que les IFRS
les ont conduites à modifier la manière dont elles gèrent
leurs opérations financières.
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Les entreprises allemandes semblent plus familières du cadre conceptuel fourni par l’IASB et plus
convaincues de la capacité de ce référentiel à améliorer la comparaison des comptes. 56% d'entre elles
estiment que la marge laissée à l'interprétation n'a pas augmenté et seules 35% souhaiteraient plus
d'interprétations par l'IFRIC.
Le seul bémol émis par les entreprises allemandes concerne la pertinence sectorielle des normes. 66%
d’entre elles semblent considérer que les normes sont inadaptées à leurs secteurs d'activité. Il ne faut pourtant
pas y voir une défiance à l'égard des IFRS : seules 10% des entreprises allemandes auraient préféré des
normes européennes spécifiques ou les normes américaines à la place des IFRS. Pour autant, si les entreprises
allemandes semblent avoir accepté les normes IFRS pour leurs comptes consolidés, elles restent les plus
attachées d'Europe (50% d'entre elles) à leur référentiel local pour leurs comptes nationaux.