Une phase de transition et d'incertitudes
L'enjeu du passage aux normes IFRS est aujourd'hui généralement reconnu par la communauté financière
et comptable. Pour autant, aux yeux des entreprises européennes, la nécessaire mise en place
de ces normes n'est pas toujours perçue comme une évolution positive.
comptable.
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Selon les résultats de l'enquête Mazars 2005, seules
63% des entreprises européennes s'estiment
convaincues par la faculté des nouvelles normes à
faciliter les comparaisons des états financiers et moins
de la moitié les jugent propices à plus de transparence.
Dans la mesure où ces deux points étaient des enjeux
importants de l’adoption des normes IFRS, ces
statistiques semblent indiquer que toutes les entreprises
ne sont pas convaincues de la totale adéquation du
référentiel choisi aux objectifs poursuivis.
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Point important à noter en faveur des normes IFRS : les
entreprises européennes ne souhaitent les abandonner, ni au
profit de normes spécifiquement européennes (73%) ni au
profit des US GAAP (86%).
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De plus, des entreprises interrogées (55%) réfutent l'un des principaux reproches adressés aux IFRS,
à savoir le surplus de volatilité qu'elles engendrent. Enfin, 55% des entreprises envisagent d'utiliser les IFRS
dans leurs comptes nationaux.
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Dans la pratique, le premier bilan de la transition en cours est encourageant
Le fait que les entreprises soient ou non persuadées de la pertinence des nouvelles normes n'a cependant
eu que peu ou pas d'influence sur leur implication dans le projet de transition.
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87% des sociétés cotées s'estiment en effet bien
préparées à l'adoption du référentiel IFRS. Ce chiffre relève
cependant d'une appréciation subjective qui gagne à être
mise en regard de données plus factuelles ; 74% des
entreprises interrogées ont préparé leur bilan
d'ouverture et 66% d’entre elles ont réalisé une
simulation de leurs états financiers de 2004
selon le nouveau référentiel.
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Compte tenu de la date de fin de l'étude (15 avril 2005) et du fait que certaines entreprises clôturent leurs
comptes à une date différente du 31 décembre, le constat est positif et ne laisse pas présager de difficultés
pour l'exercice 2005.
Il est intéressant de constater que dans les domaines où la norme IFRS 1 laisse un choix aux entreprises,
près de la moitié de ces dernières ne savent pas encore quelles options elles vont appliquer. Nombreuses sont
les entreprises qui, ayant fait leur choix, se sont orientées vers l'utilisation des exceptions, leur permettant
ainsi de faciliter la transition.
Pour ce qui est du coût de la transition, seules 45%
des entreprises européennes l'ont jugé élevé et 55% pensent
que le bénéfice du passage aux IFRS en justifie le coût.
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On retrouve ici la même dualité dans les propos tenus. La majorité des entreprises reconnaît que les IFRS
rapprochent la comptabilité de la réalité économique. En revanche, les deux principaux reproches tiennent à
la complexité des normes et ipso facto à la quantité de travail exigée pour leur mise en oeuvre rigoureuse.