Mazars présente l'étude internationale sur les entrepreneurs à haut potentiel
" Cherche jeune homme diplômé, prêt à s'engager et à prendre des risques "
C'est le portrait robot de l'entrepreneur que dresse l'étude menée par le Global Entrepreneurship monitor (GEM) dans 44 pays.
L'ENTREPRENEUR A HAUT POTENTIEL RECRUTERA AU MOINS 20 PERSONNES DANS LES CINQ ANS A VENIR
C'est ainsi que l'étude définit les "entrepreneurs à haut potentiel".
Ces entrepreneurs envisagent donc de recruter 20 salariés, ou plus, dans les cinq années à venir.
Le portrait robot de cet entrepreneur montre qu'il est le plus souvent masculin,
qu'il est plus diplômé que la moyenne de ses compatriotes et qu'il est prêt à prendre des risques financiers.
Ce portrait ne serait pas complet sans sa nationalité ou du moins son ancrage géographique.
En effet, si 2% des citoyens américains en âge de travailler (entre 18 et 64 ans) sont créateurs
d'entreprise à haut potentiel ou salariés de ces dernières, seuls 2 Espagnols sur mille sont dans le même cas.
La différence entre les pays d'Amérique du Nord et l'Océanie d'une part et l'Europe et les pays d'Asie
(Japon, Corée du Sud, Singapour, Hong Kong) d'autre part montre combien le niveau de développement
du pays n'est pas un facteur déterminant pour la prévalence de l'entreprenariat à haut potentiel.
LES FACTEURS FAVORISANT LE DEVELOPPEMENT SONT AUTANT ECONOMIQUES QUE CULTURELS ET POLITIQUES
Les facteurs déterminants pour le développement des entreprises à haut potentiel de recrutement sont,
pour les entrepreneurs interrogés, à la fois culturels, économiques et politiques.
Au plan politique : la qualité des infrastructures, les politiques gouvernementales,
les législations locales comme les mesures d'aides aux entrepreneurs et la qualité des formations
sont des éléments déterminants pour l'essor des entreprises à haut potentiel.
Au plan économique : les capacités financières, les transferts de technologies, la disponibilité
des services marchands, le dynamisme et l'ouverture des marchés ainsi que l'existence d'opportunités
de création d'entreprises influent sur le comportement des " jeunes " recruteurs.
Au plan culturel : le respect et la reconnaissance sociale dont bénéficient ou non les entrepreneurs,
selon leur appartenance nationale, semblent avoir un fort impact sur leurs ambitions et leurs prévisions d'embauche.
IL FAUT MIEUX CIBLER LES MESURES D'AIDES
Les résultats de l'étude montrent que seule une conjonction favorable des trois types de facteurs
déterminants permet un développement réel des entreprises à haut potentiel.
Il s'agit donc selon le niveau de développement du pays de cibler les mesures à mener pour favoriser
l'essor des entreprises à haut potentiel.
Dans les pays développés, il s'agit avant tout de cerner au plus près la population des entrepreneurs
à haut potentiel afin de mieux cibler leurs besoins et adapter en conséquence les aides qui leur sont
destinées. Cette sélectivité doit également prévaloir dans les aides à la création d'entreprise ;
les politiques d'incitation à la création d'entreprise doivent effectivement prendre en compte les potentialités
d'embauche selon les secteurs d'activité.
Dans les pays en voie de développement, le problème des entreprises à haut potentiel se pose très différemment.
En effet, les créations sont nombreuses, mais peu créatrices d'emploi et les secteurs qui se développent
ne sont pas ceux qui utilisent des compétences et des technologies fortes. Améliorer les infrastructures,
développer les formations et favoriser le dynamisme des marchés locaux semblent être des axes majeurs à retenir
pour mener à bien des politiques efficaces.