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Il existe de nombreuses définitions du développement durable et l'intérêt qu'on lui porte aujourd'hui ne manquera pas d'en faire apparaître de nouvelles.
Plusieurs temps cohabitent et il s'agit, par cette démarche, de ne pas les mettre en contradiction, mais au contraire de les harmoniser. Le temps court, voire très court, des marchés, celui, plus lent des avancées technologiques, celui de l'homme et bien entendu celui de l'environnement. L'homme peut détruire très rapidement le monde qui l'entoure et ce dernier ne se reconstitue que très lentement et certains dégâts sont même irréversibles.
L'entreprise a un rôle à jouer dans cet avenir. Elle opère dans un contexte délicat où de multiples acteurs interviennent.
Ethique, responsabilité et principe de précaution sont les maîtres mots des démarches qui s'initient aujourd'hui. Ces valeurs étaient présentes auparavant. Elles recouvrent désormais une réalité plus large, une acuité plus forte.
Le droit est-il qualifié pour mesurer ces valeurs ?
En tant qu'auditeur, je m'arrêterai sur le droit comptable en particulier.
Notre profession est de favoriser la clarté. Nous procédons à des évaluations, selon un nombre croissant d'indicateurs, et nous devons faire apparaître des signaux d'alarme en cas de besoin.
Déjà, de nombreux chefs d'entreprises appellent de leurs vœux des cadres pour pouvoir harmoniser croissance économique, bien-être social et respect environnemental. C'est là l'une des missions de l'auditeur.
En effet, l'auditeur a deux missions. L'une, classique, est de certifier la véracité de l'information et d'assurer sa transparence. Aujourd'hui, il ne s'agit plus de se contenter d'une information comptable fiable, mais il faut également fournir une
information sociale et environnementale de qualité. De nouvelles normes apparaissent et il est impératif d'en tenir compte.
L'autre mission de l'auditeur, c'est de garantir le principe de gouvernance. Le chef d'entreprise ne doit pas uniquement rendre compte aux actionnaires de ses actions, mais à un nombre d'acteurs grandissant et très diversifié.
Or, ce constat est parfaitement antinomique avec la notion de développement durable. L'auditeur pourtant a besoin d'un référentiel pour évaluer la comptabilité et la corporate governance. Ces deux systèmes intègrent-ils la notion de développement durable aujourd'hui ? Ma réponse est mitigée, malheureusement.
Et c'est justement ce que nous devons mettre en place pour demain.
Il y a encore trop de belles intentions et surtout trop d'entreprises qui ne réagissent qu'après un accident. Ces entreprises sont ainsi fragilisées dans leur développement parce qu'elles n'ont pas mesuré l'implication de leurs produits, et du jour au lendemain, elles doivent repenser leur stratégie.
Le rôle de Mazars, c'est de mobiliser sa capacité d'expertise et de conseil pour aider les décideurs à mieux analyser leur gestion financière, et de les accompagner dans la compréhension et le suivi des réglementations et des normes.
tout d'abord, car notre culture est celle de la continuité et du long terme. Notre fondateur nous a transmis son entreprise, charge à nous de la transmettre aux générations suivantes dans une politique à long terme. Pour donner de l'efficacité à cette démarche, nous avons, au niveau du groupe, décidé de travailler sur nos valeurs communes et de les faire partager par l'ensemble de nos collaborateurs dans le monde.
Mais nous pensons aussi qu'il est de notre responsabilité d'accompagner les entreprises et les collectivités qui doivent intégrer de nouvelles contraintes. Il est évident que personne n'y arrivera seul et que notre métier, comme notre histoire, nous entraînent naturellement dans ce secteur.
ensuite, car les entreprises qui n'auront pas compris ce message seront sanctionnées par le marché.
L'entreprise n'est plus seulement comptable de son capital financier, mais aussi, et c'est très bien, de son capital immatériel.
La composante majeure de tout ce qui est dit ou sera dit dans ces assises, c'est le capital immatériel de l'entreprise, ses connaissances, ses hommes et la confiance qu'elle doit inspirer. Nous n'arriverons à rien sans expliquer, former, fidéliser, donner de la confiance aux hommes et cet immatériel est aussi une alliance de mesures et de responsabilité sur laquelle Mazars réfléchit depuis plusieurs années.
Patrick de Cambourg, président de MAZARS
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