|
|

|
Le pari de la transmission
Pour assurer le développement de son cabinet, Robert Mazars s’appuie sur une équipe soudée, « privilégiant le recrutement de jeunes ayant une solide base acquise par leurs études (HEC, École supérieure de commerce, Sciences-Po, Droit) et acceptant les exigences de travail du cabinet ».
En 1983, le cabinet Robert Mazars compte dix associés : "Conscient que la réussite du cabinet était celle de toute une équipe soudée et fidèle, j’ai ouvert l’Association en permettant aux jeunes diplômés d’entrer dans le capital au moyen d’augmentations de capital successives réalisées à la valeur nominale. Conscient également de l’intérêt de responsabiliser chacun en favorisant les initiatives, j’ai essayé de déléguer aussi largement que possible la responsabilité des dossiers. Chacun des associés devait avoir un nombre de parts identiques et une rémunération quasi identique."
En septembre 1983, Robert Mazars quitte la présidence du cabinet : «Le choix de celui qui était appelé à me succéder était difficile car l’équipe était constituée de gens de valeur. Il s’est porté sur Patrick de Cambourg, qui, du fait de sa formation (Lettres, Droit, Sciences-Po) et par les qualités humaines et professionnelles dont il faisait preuve, a recueilli une large majorité des suffrages.»
Le cabinet Robert Mazars était alors l’un des quinze ou vingt premiers cabinets français.
Il s’agissait donc d’amplifier une croissance internationale commencée en 1977-1978 : «Une stratégie, ce sont quelques grands principes, et ensuite une grande constance dans l’application, consistant à mettre un pied devant l’autre, chaque jour.» Ces années furent une alternance de «moments forts et de vie courante», consacrés à l’extension des équipes, des locaux, à de nouveaux contacts à l’étranger, à la recherche de structures, aux premiers éléments d’une communication.
Frédéric Allilaire commence alors à sillonner l’Europe et le monde, nouant des contacts, gagnant une expérience et une connaissance précieuses, permettant à chacun de servir les clients au plus près !
|
«Je n’ai jamais voulu que quelqu’un paye
pour entrer dans le cabinet, ou soit payé à son départ.
D’autres se sont vendus pour des sommes
considérables aux “Big Eight” ; moi, j’ai toujours
considéré que si le cabinet a réussi, c’est parce que notre
équipe était d’une qualité exceptionnelle. J’ai passé
les rênes à 63 ans car je me disais : il y a des gens trop
bien, si je ne leur permets pas de s’épanouir totalement,
je raterai quelque chose d’important.»
|