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Après Guerre

De Rouen à Paris, le cabinet Robert Mazars



En 1940, en pleine débâcle et après une seconde année d’HEC très écourtée, Robert Mazars décide de s’installer à Rouen, dans un modeste local et se lance dans l’exercice libéral de la profession de comptable, alors non réglementée.

Dès 1941, la clientèle du cabinet se développe et Robert Mazars embauche deux jeunes comptables.


En 1942, il devient obligatoire, pour exercer à titre libéral, d’être inscrit à l’Ordre, qui demande d’être titulaire du diplôme d’expertise comptable ou du brevet professionnel. N’ayant ni l’un ni l’autre, et n’ayant pas exercé depuis assez longtemps pour bénéficier des mesures transitoires, Robert Mazars accepte la proposition du président du Conseil régional de l’Ordre de venir comme stagiaire dans son cabinet, ce qui lui permet de régulariser sa situation.

C’est également à ce moment-là que Robert Mazars entre dans la Résistance, aux côtés de maître Montier, avocat d’affaires, qui dirige un réseau de renseignements au bénéfice des Alliés.

A la libération, Maître Montier devient maire de Rouen et Robert Mazars le suit comme adjoint en charge du budget et des « relations avec les autorités alliées ».

Robert Mazars quitte le cabinet du maire dès les premières élections, en 1945, et reprend une existence «normale» dans son cabinet, qui compte une dizaine de personnes.

Il consacre une partie de son temps à l’enseignement, assurant pendant douze ans les cours de finance et comptabilité à l’école supérieure de commerce de Rouen, ainsi que des cours du soir à l’Institut d’administration des entreprises à Rouen et à Paris.

Il se met à écrire des articles, à participer à des séminaires, à publier des livres, devenant ainsi un spécialiste reconnu dans une profession en pleine évolution.

Élu en 1952 au Conseil régional de l’Ordre, dont il prend la présidence en 1954, Robert Mazars imprime de sa marque la réflexion sur la profession.

L’ouverture aux pratiques anglo-saxonnes

À la fin de 1945, Robert Mazars part dans l’un des premiers bateaux pour les États-Unis, un libertyship, pour rétablir les courants commerciaux entre les deux pays dans les domaines de la haute couture et des alcools de luxe, interrompus depuis cinq ans.

Plus tard, en 1951, Robert Mazars fait partie d’une «mission de productivité» chargée de visiter pendant six semaines une trentaine d’entreprises dans les plus grandes villes industrielles des États-Unis, «afin de réduire l’écart important de productivité existant entre les entreprises européennes et américaines, dans le cadre du plan Marshall»




   






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